Rieti

A la decouverte de la Sabine

Perdez-vous dans la beauté de la Sabine, une terre unique et pleine de surprises. De l’itinéraire des Anges à Rieti souterraine. De Fara in Sabina à l’Olivone de Canneto.

Dans la ville de Rieti, l’itinéraire des Anges part de la Cathédrale Sainte Marie, où l’on passe de l’«Ange Gardien» d’Andrea Sacchi aux anges en marbre de l’ovale de l’«Immaculée Conception» au-dessus de l’autel de Santa Barbe, œuvre de Gianlorenzo Bernini, jusqu’aux anges d’Antonino Calcagnadoro, motif qui décore la chapelle du Crucifix.

On poursuit jusqu’à l’église San Rufo du XVIIIe siècle dans la place du même nom où une plaque signale que là se trouve le centre de l’Italie, pour admirer une des peintures les plus importantes de Rieti, «Tobiolo et l’Ange», attribuée au début à Caravage, puis assignée définitivement à Antonio Galli, appelé le Spadarino.

La promenade poursuit dans place Mazzini, où le monument aux victimes de la guerre est caractérisé par un ange harmonieux, et continue vers l’église Saint Juvénal, où l’on peut admirer une œuvre de Bertel Thorwaldsen, sculpteur danois néoclassique considéré comme l’un des meilleurs élèves de Canova : le bas-relief qui représente le «Génie de la Mort». Il ne faut pas oublier l’Oratoire de Saint Pierre Martyr qui abrite une grandiose fresque du Jugement Universel, une œuvre réalisée par les frères Lorenzo et Bartolomeo Torresani.

L’itinéraire souterrain commence Place Cavour où s’élève la statue de la Lire inaugurée le 1er mars 2003 en souvenir de la monnaie italienne historique, réalisée avec plus de deux millions de vieilles pièces de 200 lires. De cette place on passe Via Roma où, accompagnés d’un guide, on peut admirer un merveilleux aperçu de l’Italie souterraine : les restes du viaduc romain construit au IIIe siècle av. J.-C. comme conséquence de la conquête romaine et à la suite de l’assainissement du Lacus Velinus.

Cet ouvrage traversait le fleuve Velino et permettait à la Voie Salaria, l’ancienne voie du sel, d’atteindre la ville en évitant les inondations et les marécages.

La promenade se déroule le long de la structure, intégrée aux souterrains de nobles demeures de Rieti et formée de grandioses tunnels construits avec d’énormes blocs équarris de travertin qui supportent la chaussée de la route consulaire Salaria jusqu’aux merveilleux souterrains de Palais Vecchiarelli, le théâtre en pierre de Rieti où un escalier hélicoïdal, sur esquisse de Bernini, permettait de remonter aux étages supérieurs. Le parcours a été étendu à d’autres espaces qui permettent de remonter à la surface à travers les ruelles médiévales du centre historique, les arcs, les voûtes, les pierres pleines d’histoire. Un univers surprenant et plein de charme, qui témoigne du passé de la ville de Rieti, attend donc le visiteur : à partir de via del Porto, qui autrefois était la voie d’eau et le port fluvial de la ville de Rieti, considérée comme la « Venise d’eau douce ».

Après avoir quitté la Voie Salaria et emprunté la SP41, on arrive à Canneto où l’on peut admirer l’Olivone, un olivier millénaire : cet extraordinaire monument naturel, haut de 15 mètres avec une circonférence de 7 mètres, est l’une des plantes les plus anciennes et grandes d’Europe.

En poursuivant le chemin on arrive à Fara Sabina, un bourg médiéval avec le suggestif belvédère de Place del Duomo, d’où le regard court librement vers les anciennes sept collines de Rome. Le Musée Municipal Archéologique abrite les restes du village de Cures et de la nécropole d’Eretum. le trône en terre cuite rosée d’une tombe à Eretum. A côté, le Musée du Silence, unique en son genre dans le monde, qui en présentant la vie du monastère n’offre pas une simple visite mais aussi une expérience émotionnelle. Les saveurs et les parfums d’autrefois… arrivent du four de la période fin renaissance, où le pain est encore produit comme autrefois à partir du levain.

Le bourg de Fara Sabina charme avec ses rues parfaitement pavées, sa propreté, l’absence de circulation, les maisons presque toutes restaurées et une atmosphère de paix et de tranquillité qui flotte dans l’air. Mais la véritable surprise est la vue panoramique magnifique à partir du belvédère de Place du Duomo d’où, par temps clair, le regard court jusqu’aux Sept Collines de Rome et l’on peut admirer, comme autrefois, de suggestifs couchers du soleil sur la ville éternelle. Dans la Place nous trouvons le Musée Municipal Archéologique dont la particularité est que le matériel exposé provient de deux fouilles de type différent : l’une d’un site habité (Cures) et l’autre d’une nécropole (Eretum), dont la comparaison a permis de reconstruire un portrait de la société des Sabins. L’histoire nous offre l’émotion d’un objet unique, incroyable : le trône en terre cuite rosée découvert en 2006 à Eretum.

La suggestion et la stupeur augmentent avec le Musée du Silence, une nouveauté dans son aménagement et dans la manière d’approcher les visiteurs. Le choix d’un thème particulier, décidément abstrait, comme le « silence » qui caractérisait le quotidien des religieuses et en scandait chaque geste, a conduit ses créateurs (les architectes Sveva Di Martino et Mao Benedetti) à concevoir un projet de musée innovant dans le langage et dans la structure.

Unique au monde dans son genre, il n’offre pas une simple visite mais il vous conduira dans une expérience qui vous permettra de « sortir » de votre vie et de voyager dans une dimension sans unité de mesure, de temps ou d’espace, en vous offrant des émotions inoubliables.

Les saveurs d’autrefois… vous les trouvez à l’Ancien Four de fin renaissance situé au rez-de-chaussée du Monte Frumentario. Conduit avec amour, il produit du pain travaillé comme autrefois, avec les mêmes gestes et les mêmes ingrédients, à partir du levain. Ce sera le parfum du pain qui sort du four qui vous guidera dans le choix d’une halte.

En suivant encore la SP41, aux pieds du mont Acuziano, au milieu d’une nature verdoyante, on rencontre le bourg de Farfa, caractérisé par des constructions basses avec les boutiques artisanales au rez-de-chaussée. Dans le bourg vous trouvez des produits d’artisanat comme les biscuits, les céramiques et les tissus produits sur un ancien métier à tisser du XVIIe siècle, ainsi qu’une herboristerie avec les meilleurs produits alimentaires et cosmétiques des monastères et des abbayes d’Italie et d’Europe.

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